L'HISTOIRE D'UN LIVRE "ONE DAY IN MY LIFE" 1983

Après un voyage en Irlande et notamment à Belfast, il est plus facile de comprendre qui était Bobby Sands et par chance, j'ai réussi à me procurer à Dublin le livre "One day in my life" en version originale de première édition dédicacé par un ancien sympathisant de la cause irlandaise.

"Robert Gerard Sands, communément appelé Bobby Sands, né le 9 mars 1954 à Newtownabbey en Irlande du Nord et mort le 5 mai 1981 à la prison de Maze en Irlande du Nord, est un nationaliste irlandais, membre de l’IRA provisoire et député à la Chambre des communes du Royaume-Uni du 9 avril au 5 mai 1981, mort après une grève de la faim de 66 jours dans la prison de Maze.

Il est considéré en Irlande, et au-delà des frontières, comme un héros de la cause républicaine, mais également de la défense de la liberté et de la dignité des prisonniers politiques."

ONE DAY IN MY LIFE est publié en 1983. Ce livre est préfacé par Sean MacBride, prix Nobel de la Paix 1974. Traduction française : Un jour dans ma vie.

ONE DAY IN MY LIFE est publié en 1983. Ce livre est préfacé par Sean MacBride, prix Nobel de la Paix 1974. Traduction française : Un jour dans ma vie.

L'Histoire de Bobby Sands et de One day in my life

"Bobby Sands est né à Abbots Cross, un quartier de Newtownabbey, dans le comté d'Antrim, en Irlande du Nord. Issu d'une famille catholique, il vécut à Abbots Cross avec ses parents, John et Rosaleen, et ses deux sœurs, Marcella (née en avril 1955) et Bernadette (née en novembre 1958) jusqu'en 1960, date à laquelle la famille fut contrainte de déménager à Rathcoole, un autre quartier de Newtownabbey.

En 1962, naît le petit dernier de la famille. Bobby Sands abandonne rapidement l'école et entreprend un apprentissage de carrossier. À la suite de menaces de mort, il abandonne son apprentissage et rejoint les forces de l'IRA. L'enfance de Bobby a été très fortement marquée par les violents affrontements entre les communautés protestante et catholique. En 1972, alors qu'il est âgé de 18 ans, sa famille est la proie d'intimidations loyalistes qui la contraignent à abandonner le domicile familial alors situé dans un quartier loyaliste. Tous s'établissent alors à Twinbrook, dans la maison d'été située dans la partie ouest de Belfast. Cette année-là, Bobby épouse Geraldine Noade. Leur fils, Gerard, voit le jour le 8 mai 1973. Bobby Sands rejoint les forces de l’IRA en 1972.

Avant la fin de l’année, en octobre, il est arrêté et emprisonné jusqu’en 1976 pour la possession de quatre armes à feu chez lui. À sa libération, il retourne auprès de sa famille et vit à Twinbrook. Bobby devient rapidement un des principaux activistes de sa communauté. Il ne reste en liberté qu’une année. Il est arrêté avec trois de ses compagnons, Joe McDonnell, Seamus Finucane et Sean Lavery, dans une voiture, en possession d’un revolver, alors qu'ils tentaient de s'enfuir juste après l'attentat à la bombe du Balmoral Furniture Company, à Dunmurry, et une fusillade entre l'IRA et la RUC (Police royale de l'Ulster).

Lors de son procès en septembre 1977, l'accusation de participation à l'attentat est abandonnée, faute de preuves. Il est néanmoins condamné pour la possession de l'arme, qui a servi, selon les procureurs, dans la fusillade, et envoyé en prison pour une durée de 14 années. Il est emprisonné à la prison de Maze qui est surnommée Long Kesh par les républicains.

Pendant son incarcération, Bobby écrit sur du papier toilette des textes, des lettres, des poèmes, etc. qui sont régulièrement publiés dans le journal républicain An Phoblacht. Ses livres les plus connus sont One Day in my life (traduit en français sous le titre "Un jour dans ma vie") où il décrit le déroulement d'une journée normale en prison, et Writing from Prison, recueil de textes écrits secrètement en prison.

Le 1er mars 1976, un décret du gouvernement travailliste de James Callaghan abroge le statut spécial d'incarcération, favorable, créé en 1972 pour les prisonniers républicains nord-irlandais. Tous les membres de l'IRA et autres groupes républicains internés au Maze perdent ce statut spécial, dit de prisonniers politiques et sont considérés comme des criminels et délinquants de droit commun.

Cette décision provoque la colère des détenus et donnera naissance à de multiples protestations. Le premier prisonnier à réagir est Kieran Nugent qui refuse de porter l'uniforme de la prison car il ne se considère pas comme un criminel (avant le changement de règlement, les prisonniers politiques pouvaient porter leurs propres vêtements). Les autres détenus soutiennent son initiative et certains décident également d'être nus ou de ne porter qu'une couverture plutôt qu'un uniforme carcéral.

Cette protestation, appelée Blanket protest, ou Grève des couvertures, dure jusqu'en 1978. 300 prisonniers sont ainsi nommés "blanket men" parce que vêtus de couvertures.

En raison du peu d'impact médiatique de cette protestation, et des attaques que subissaient les détenus lorsqu'ils sortaient de leurs cellules pour vider leurs pots, ils décident de passer au niveau supérieur et lancent la Dirty protest (ou No-wash protest) en mars 1978 (en français : Grève de l'hygiène). Les prisonniers refusent de se laver et étalent leurs excréments sur les murs de leur cellule.

Ils demandent aux autorités d'accéder à 5 demandes :

1.Le droit de ne pas porter l'uniforme de prisonnier ;

2.Le droit à ne pas participer aux travaux de prisonnier ;

3.Le droit de libre association avec d'autres prisonniers et celui d'organiser des activités éducatives ou récréatives ;

4.Le droit à une visite, une lettre et un colis par semaine ;

5.L'entière restauration de la remise de peine perdue lors de la protestation.

Les autorités politiques ne cèdent pas à leurs revendications et les dirigeants de la prison tentent d'empêcher les actes des prisonniers et de maintenir un niveau de propreté acceptable en nettoyant de force les cellules et les prisonniers, mais les détenus persévèrent dans leur combat pendant cinq ans.

À la fin de l'année 1980, les détenus décident d'un moyen plus radical pour attirer l'attention du public sur leur situation : le 27 octobre, 7 d'entre eux entament une grève de la faim, interrompue après 53 jours, à la suite d'un accord ambigu : les prisonniers obtiennent le droit de porter des habits civils mais pas leurs propres habits.

Pendant ce temps-là, Bobby Sands est nommé Officier Commandant des prisonniers de l'IRA à Long Kesh, succédant ainsi à Brendan Hughes qui était l'un des sept en grève de la faim. L'accord consécutif à la première grève de la faim est dénoncé le 4 février 1981 par les prisonniers.

Bobby Sands refuse de s’alimenter le 1er mars 1981 et entame ainsi sa grève de la faim. L’organisation prévoit cette fois un début progressif des grèves de la faim afin de donner un maximum de publicité à leur mouvement avec un étalement de la détérioration physique voire de la mort des prisonniers sur plusieurs mois.

Le 5 mai 1981, Bobby Sands meurt à l’hôpital de la prison après 66 jours de grève de la faim. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes dans les quartiers nationalistes en Irlande du Nord. Deux personnes trouveront la mort à cette occasion (un laitier et son fils). Plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles.

En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands, Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes : « Monsieur Sands était un délinquant condamné. Il a fait le choix de s'enlever la vie. C'est un choix que l'organisation à laquelle il appartenait n'a pas laissé à beaucoup de ses victimes. » (Source Wikipedia)

France Info 1981

Bobby Sands, le militant de l'extrême - Margaret Thatcher Vidéo pour "Bobby Sands" -  Mort d'une grève de la faim de 66 jours, Bobby Sands est resté une icône nord-irlandaise pour son combat sans ... Ajouté par Franceinfo

https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/margaret-thatcher/bobby-sands-le-militant-de-lextreme_2648590.html


Quand Renaud fusillait Miss Maggie en 1985.

"Pas une femme n'est assez minable pour astiquer un revolver, à part peut-être Mme Thatcher..."

Ce n'est pas une chanson, c'est un coup de poing que Renaud avait lancé aux oreilles de Margaret Thatcher.







The rhythm of time

Read by Bobby Sands

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